
Catégories 0 à 4 : quelles solaires pour quel usage
La catégorie inscrite sur la branche ne dit pas la protection UV, contrairement à ce qu'on croit souvent. Elle dit combien de lumière passe, et c'est ce qui détermine l'usage.
Conseils
Sur la branche de vos solaires, un chiffre entre 0 et 4.
Presque tout le monde
le lit comme un niveau de protection contre les UV.
Ce n’est pas ça.
Ce que dit vraiment la catégorie
La catégorie indique la quantité de lumière visible que le verre laisse
passer.
Rien d’autre.
Elle est fixée par la norme européenne NF EN ISO
12312-1.
| Catégorie | Lumière transmise | Usage |
|---|---|---|
| 0 | 80 à 100 % | Confort, intérieur, temps couvert |
| 1 | 43 à 80 % | Luminosité faible |
| 2 | 18 à 43 % | Luminosité moyenne |
| 3 | 8 à 18 % | Plein soleil, le cas le plus courant |
| 4 | 3 à 8 % | Haute montagne, mer, glacier |
La protection UV est un autre sujet
C’est le point le plus important de cet article, et le plus mal connu : un verre très sombre n’est pas forcément un verre qui protège.
Les UV sont invisibles.
Un verre teinté sans filtre UV fait pire que rien : il
assombrit, donc la pupille s’ouvre, et laisse entrer davantage d’ultraviolets
qu’à l’œil nu.
La protection UV se lit au marquage CE, pas à la teinte.
Une solaire
conforme filtre les UV quelle que soit sa catégorie, y compris une
catégorie 1, très claire.
Concrètement : méfiez-vous d’une paire très sombre vendue sans marquage.
Et pour conduire
Les catégories 2 et 3 conviennent à la conduite de jour.
La catégorie 4 mérite une précision, parce qu’on lit souvent qu’elle est
« interdite au volant ».
Ce n’est pas exact. La réglementation impose que
sa notice porte la mention « Non adapté pour la conduite automobile et les
usagers de la route », et la Sécurité routière la déconseille fortement.
C’est un avertissement obligatoire, pas une interdiction inscrite au code de
la route, mais l’avis est sans ambiguïté : à 3 à 8 % de lumière transmise, un
tunnel ou un sous-bois devient dangereux.
La nuit, aucune catégorie ne convient.
Un verre teinté au volant de nuit
réduit la vision sans rien apporter.
Polarisé, photochromique : encore autre chose
Deux propriétés qui se superposent à la catégorie, sans s’y substituer.
Le polarisé coupe la lumière réfléchie par les surfaces horizontales :
route mouillée, plan d’eau, capot.
C’est un confort net en bord de mer et sur
la route.
Il peut en revanche gêner la lecture de certains écrans et tableaux
de bord.
Le photochromique fonce à la lumière.
Il réagit aux UV, qu’un pare-brise
filtre en grande partie : en voiture, un photochromique classique fonce donc
peu.
Choisir, en pratique
Dites l’usage plutôt que la teinte.
Randonnée en montagne, conduite
quotidienne, voile, sortie avec des enfants : ce ne sont pas les mêmes
réponses, et la catégorie découle de l’usage, pas l’inverse.
Nous avons en boutique des solaires de plusieurs catégories, montables à votre correction, et des jumelles pour ceux qui regardent loin.
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